11 oct

La rentrée académique de l’UMONS a eu lieu le 1er octobre 2010. Provenant tout droit d’une tradition de Polytechnique, les étudiants ont eu l’occasion de s’exprimer lors de cet événement. L’auditoire Richard Stiévenart (700 places) était pratiquement rempli de membres du personnel, de chercheurs et de personnalités diverses !

Les étudiants, via l’intermédiaire de l’ORE, ont saisi l’occasion qui leur était proposée ici pour passer un message multiple !

Tout d’abord celui d’une fusion qui se déroule bien au niveau des étudiants avec des initiatives communes (Coupe du Mons, Cuistax, Sport, Semaine Culturelle, …). Ensuite celui d’une Université de Mons, qui est un choix et non une contrainte et que nous avons peur de voir devenir un tremplin pour l’ULB. Et enfin, l’importance des mouvements étudiants dans l’Université. L’importance de l’évolution personnelle qui se déroule lors des 5 années d’études et qui surpassent sûrement l’importance du diplôme, à proprement parler.

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Discours de rentrée académique

Michaël HOSTE
Président de l’Organisation Représentative des Étudiants

1er octobre 2010

Mesdames,

Mesdemoiselles,

Messieurs,

En vos grades et qualités,

C’est avec beaucoup de bonheur qu’en tant que Président de
l’Organisation Représentative des Étudiants, je prends la parole
devant vous, aujourd’hui, pour marquer le début de la deuxième
année académique de l’UMONS.

Pour les étudiants, c’est un événement très symbolique. En effet,
à l’époque pas si lointaine de l’Université de Mons… -Hainaut,
nous n’avions pas l’occasion de nous exprimer à pareille
occasion. Je remercie donc de tout coeur Monsieur le Recteur pour
l’opportunité qu’il nous donne aujourd’hui. J’espère qu’il ne le
regrettera pas.

Nous tenons à signaler que cette opportunité est à l’image de
l’ouverture dont fait preuve l’Administration de l’UMONS envers
ses étudiants. En un an, les progrès ont été considérables, tant
au niveau de l’écoute des étudiants qu’au niveau de la qualité
des infrastructures proposées.

C’est grâce à cette ouverture d’esprit dont nos autorités
académiques font preuve que nous avançons vers une collaboration
entre autorité et corps estudiantin, indispensable au
développement de l’Université. Progressivement, les étudiants
prennent l’habitude de proposer au lieu de revendiquer.

Le fait marquant de cette rentrée est l’intégration de l’Institut
Supérieur d’Architecture en tant que Faculté de l’UMONS. Pour
rappel, les étudiants de l’ex-UMH ont vu le nombre de facultés
évoluer de 4 à 7 en l’espace de trois ans. Tout d’abord par
l’intégration de l’École d’Interprètes Internationaux en 2008.
Ensuite par la fusion entre l’UMH et la Faculté Polytechnique en
2009. Et enfin, en 2010, par l’intégration de l’Institut
d’Architecture. Rassurez-vous, pour l’instant, rien ne semble
être prévu pour 2011 !

Heureusement, car nous ne manquons pas de défis à relever. Tout
d’abord, celui de l’augmentation des inscriptions en première
bachelier. +46% en médecine et une augmentation globale de 18%.
Nous espérons que cette augmentation, liée au problème du
financement par enveloppe fermée, ne réduira pas les moyens mis à
disposition pour chaque étudiant et que la qualité de
l’enseignement sera préservée.

L’autre défi de taille que nous devrons relever est la
consolidation du Pôle Hainuyer. “Pôle Hainuyer”, les deux mots
qui font trembler l’ULB ! Dans la presse, de nombreuses
personnalités ont eu leur mot à dire sur le sujet, parfois
maladroitement d’ailleurs ! Étrangement, personne n’a encore eu
la présence d’esprit d’interroger les premiers concernés : les
étudiants.

Alors ? Les étudiants sont-ils pour la création d’un Pôle
Hainuyer ?

Tout d’abord, la question ne devrait même pas se poser de la
sorte ! Le Pôle Hainuyer existe déjà et de nombreuses
collaborations sont depuis longtemps en place entre l’Université
et les Hautes-Écoles avoisinantes. Par exemple, au temps de
l’UMH, je suivais des cours en Polytechnique, je croisais des
étudiants de l’Ecole d’Interprètes Internationaux dans les
bâtiments B et je mangeais parfois au restaurant de l’école
sociale de la HEH.

Ces collaborations existent dans le souci de partager au mieux
nos ressources et nos infrastructures afin de prodiguer à
l’étudiant la meilleure formation et les meilleurs services
possibles.

En créant un pôle qui regrouperait l’ULB et l’UMONS ainsi que les
Hautes-Écoles du Hainaut et de Bruxelles, une conséquence à long
terme ne sera-t-elle pas de centrer la connaissance sur la
capitale ? De faire de l’UMONS un point d’entrée pour que les
étudiants fassent ensuite leur Master ou leur Thèse à l’ULB ?

L’UMONS et, de manière plus large, le Pôle Hainuyer, contribuent
au développement de l’économie du Hainaut. La plus peuplée mais
aussi la plus pauvre province de Wallonie. Nous avons besoin que
les étudiants s’y sentent bien, dans un environnement complet,
afin que la capitale ne s’impose pas d’elle-même comme la seule
possibilité d’avenir.

Ce n’est peut-être pas très clair pour tous, mais faire des
études à l’UMONS est avant tout un choix, non une contrainte.
L’UMONS est une Université à dimension humaine. De par la taille
de l’Université et des classes, même en première bachelier, les
professeurs sont souvent disponibles pour répondre aux questions
des étudiants. À l’UMONS, nous représentons plus qu’un numéro de
matricule.

L’UMONS et le Pôle Hainuyer répondent donc au besoin d’un
enseignement de proximité dans une province qui en a grand
besoin. C’est pourquoi, selon notre point de vue, nous ne voyons
pas l’intérêt de former un pôle conjointement avec l’ULB.

Rassurez-vous, en aucun cas nous ne voulons nous replier sur
nous-mêmes ! L’Université, par définition, se doit d’être ouverte
sur le monde. Nos rapports avec les Universités belges et
internationales continueront de fonctionner. À ce propos, je dois
signaler que 135 de nos étudiants sont partis étudier cette année
à l’étranger.

Un autre défi que devront relever les étudiants concerne la
Faculté de Médecine. Si l’année à venir est à l’image de l’année
écoulée, elle promet d’être riche en rebondissements.

Bien que cela représente une mesure transitoire, nous saluons
l’absence actuelle de sélection concernant la médecine en
communauté française. Néanmoins, nous attendons une mesure
définitive offrant une liberté d’accès pour tous.

La forte augmentation des inscriptions en faculté de médecine est
une excellente nouvelle. D’autant plus que le Hainaut est une
province qui se trouve au premier plan en matière de pénurie de
personnel médical

Cependant, nous avons malheureusement appris, par le biais de
multiples revues, journaux ou déclarations, que l’idée d’un
examen d’entrée plânait en médecine. Nous sommes fortement
intrigués par cette idée et opposés à son application. Au vu de
l’importante disparité entre les étudiants sortis du secondaire
dans notre pays, l’examen d’entrée irait totalement à l’encontre
d’une Université ouverte à tous !

Je vais terminer ce discours en resituant l’importance de
l’étudiant dans le cadre de son Université.

Un jour, j’ai entendu un membre de l’Université dire qu’il ne
comprenait pas que les étudiants aient un pouvoir décisionnel au
sein des Conseils. Ça lui semblait illogique, parce que les
étudiants ne font que “passer” alors que le personnel “reste”.
Nous ne pouvons pas comprendre ce mode de pensée, le fait que les
étudiants soient considérés comme une donnée contingente alors
qu’ils représentent l’essence même de l’Université.

De nombreuses personnes sont persuadées que l’objectif premier
d’une Université est la recherche produite. De mon point de vue,
le principal objectif de l’Université est de faire sortir, chaque
année, des centaines d’étudiants à l’esprit ouvert et qui seront
capables de faire évoluer positivement le monde qui les entoure.

On a souvent tendance à oublier que les études universitaires ne
tournent pas seulement autour d’un diplôme. L’étudiant se forme
aussi principalement en passant 5 années de sa vie dans un cadre
stimulant dans lequel il peut interagir avec des personnes qui
n’ont pas nécessairement le même point de vue que lui.

Il va peut-être y vivre ses premiers succès, subir et surmonter
ses premiers échecs. L’Université, avant tout, va lui forger le
caractère et développer son esprit critique. Toutes des choses
qui ne transparaissent malheureusement pas assez sur un diplôme.

Pour favoriser ce développement de l’étudiant, il faut, tant que
possible, se donner les moyens de rapprocher les facultés, de
réunir les étudiants autour de projets communs. Que ces projets
soient culturels, sportifs, … ou même festifs, cela n’a
finalement que peu d’importance. L’important est que les
étudiants ne restent pas bloqués dans un mode de pensée unique.
Il faut qu’ils puissent fréquenter des étudiants de différentes
filières et qu’ils partagent leurs idées pour les faire évoluer
ensemble.

Il est important que l’Université soit vecteur d’investissement
personnel et d’esprit d’initiative, pas seulement un catalogue
sans vie de connaissances pures.

Les organisations, cercles, associations, fédérations, comités
d’étudiants prennent à coeur de proposer des activités pour
impliquer leurs semblables dans la vie de l’Université. Cette
année, les étudiants des 7 facultés de l’UMONS auront l’occasion
de participer à des activités communes : Coupe du Mons, 4h
Cuistax, activités sportives récurrentes et, pour la première
fois, une semaine culturelle qui aura lieu à partir du 25 octobre
et qui proposera aux étudiants de nombreux concerts et activités
culturelles. Ceci dans le but de s’investir à notre niveau dans
le projet de Mons 2015, capitale européenne de la culture.

Les activités étudiantes se développent sans arrêt sur les campus
et un effort tout particulier a été porté sur le sport. Cette
année marquera en effet l’apparition d’une carte sportive qui
donnera droit à un ensemble d’activités sportives réparties sur
la semaine. Dans le même esprit, cette année devrait aussi voir
évoluer le projet de réaffectation d’une salle omnisport que les
étudiants attendent impatiemment d’utiliser.

Comme on peut encore le voir avec la réouverture des plats chauds
au restaurant universitaire de la Plaine de Nimy, la nouvelle
Administration a très bien compris l’importance d’un étudiant
épanoui. Et c’est donc tout naturellement qu’une partie de son
enthousiasme rejaillit de manière indirecte sur la notoriété de
l’Université. En fournissant un environnement de qualité aux
étudiants, l’Université en sortira grandie.

Nous, étudiants, ne pouvons que l’encourager à continuer dans ce
sens.

Je vous remercie pour votre attention et je vous souhaite une
excellente année académique.

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